L’origine du VIH est un phénomène très controversé qui a donné lieu à plusieurs hypothèses, sans toutefois avoir de confirmation sur la source de ce fléau. Les croyances les plus répandues sont les suivantes :
o « Le virus du VIH provient des chimpanzés et il a été transmis à l’homme par une relation sexuelle;
o Le virus du VIH a été fabriqué volontairement par l’homme comme arme biologique;
o Le VIH a été transmis accidentellement à l’homme par le biais d’un vaccin contre la polio qui serait en fait une erreur médicale des chercheurs ».
L’hypothèse la plus probable serait donc que le virus, qui était présent à la base chez le singe, se serait transmis à l’homme lors de la chasse et de la consommation de viande de chimpanzé. Le singe supportait le virus relativement bien contrairement à l’homme dont le corps humain n’est pas apte à le tolérer. Au début du vingtième siècle jusqu’aux années 1930, l’infection au VIH serait restée isolée dans un petit groupe de population. À partir des années 30, le virus aurait atteint un plus large éventail de populations, comme suite aux changements socio-économiques vécus en Afrique
« L’hypothèse d’un virus fabriqué artificiellement par l’homme peut être éliminée par le fait que les premiers cas d’infection par le VIH ont été recensés à une époque alors que la technologie ne permettait pas des manipulations génétiques capables de « fabriquer » un tel virus ». D’ailleurs l’OMS «Organisation mondiale de la santé » a fait paraître le 12 septembre 2000 une déclaration concernant le rejet de l’hypothèse selon laquelle un vaccin antipoliomyélitique expérimental a été à l’origine du VIH. Vous pouvez lire cette déclaration sur Internet à la page d’accueil : http://www.who.int.
« L’hypothèse la plus vraisemblable est que le VIH a existé dans la nature depuis très longtemps et que seule la large diffusion sous forme d’épidémie est nouvelle.
Cette diffusion explosive serait favorisée par :
o L’extension énorme des voyages qui permettent une mondialisation des microbes ainsi que la libération des mœurs sexuelles.
o L’accessibilité généralisée de la transfusion et distribution de produits dérivés du sang à travers le monde. La pratique du partage des aiguilles et seringues chez les usagers de produits injectables.
o Enfin, il ne faut pas exclure non plus la possibilité qu’un autre facteur infectieux associé au virus ait considérablement augmenté la virulence de ce dernier.
o En Afrique et dans les pays en voie de développement : les mouvements des populations vers les villes et l’appauvrissement ont favorisé l’éclatement de la structure sociale traditionnelle, conduisant à une plus grande promiscuité sexuelle chez certains groupes. »
* Ces informations sont tirées du document Sida les faits, l’espoir sous la direction du Pr. Luc Montagnier, la 10e édition remise à jour en 1996. Les parties de texte entre guillemets sont prises intégralement du document. Le site Internet de la Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida COCQ-Sida a aussi été une source d’information.